# Quelles sont les aides à l’achat pour une voiture électrique ou hybride ?
L’électrification du parc automobile français s’accélère grâce à un arsenal d’aides financières destinées à rendre les véhicules propres accessibles au plus grand nombre. En 2024, l’État et les collectivités territoriales ont déployé des dispositifs incitatifs qui peuvent représenter jusqu’à 10 000 euros d’économies pour certains ménages. Ces subventions visent à compenser le surcoût d’acquisition des voitures électriques et hybrides rechargeables, tout en accélérant la transition écologique du secteur des transports. Comprendre les mécanismes du bonus écologique, de la prime à la conversion et des aides locales vous permettra d’optimiser votre budget et de choisir le véhicule le plus adapté à vos besoins.
Le bonus écologique 2024 : barèmes et conditions d’éligibilité pour les véhicules électriques
Le bonus écologique représente l’aide phare de l’État pour encourager l’acquisition de véhicules propres. Ce dispositif, ancré dans le code de l’énergie depuis 2008, connaît des évolutions régulières visant à mieux cibler les bénéficiaires et à favoriser une production plus responsable. En 2024, les règles d’attribution ont été considérablement durcies avec l’introduction du score environnemental, qui prend en compte l’empreinte carbone globale du véhicule, de sa fabrication à son recyclage.
Les montants du bonus varient désormais selon plusieurs critères cumulatifs : le type de véhicule, son prix d’achat, votre situation financière et sa note environnementale. Cette approche multifactorielle vise à récompenser les choix les plus vertueux tout en préservant l’accessibilité financière pour les ménages modestes. Le dispositif s’inscrit dans une logique de justice sociale, avec des montants majorés pour les foyers aux revenus limités.
Plafonds de prix et montants du bonus pour les voitures électriques neuves
Pour bénéficier du bonus écologique en 2024, votre voiture électrique neuve doit respecter un plafond de prix fixé à 47 000 euros TTC, incluant les options et accessoires. Ce seuil exclut les modèles premium les plus onéreux, concentrant l’aide publique sur les véhicules de milieu de gamme accessibles à la majorité des automobilistes. Le bonus standard atteint 4 000 euros pour les particuliers dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur à 15 400 euros.
Les ménages dont les ressources dépassent ce seuil peuvent néanmoins prétendre à un bonus réduit de 2 000 euros, à condition que le prix du véhicule ne dépasse pas 47 000 euros. Cette différenciation permet de maintenir une incitation financière pour tous, tout en concentrant l’effort public sur les foyers les plus modestes. Les professionnels, associations et collectivités bénéficient quant à eux d’un bonus fixe de 3 000 euros, sans condition de revenus mais avec les mêmes exigences sur le prix et les caractéristiques du véhicule.
Score environnemental et fabrication française : critères d’attribution renforcés
L’introduction du score environnemental constitue la révolution majeure du bonus écologique 2024. Développé par l’ADEME, cet indicateur évalue l’empreinte carbone totale du véhicule selon quatre axes : l’extraction des matières premières, la fabrication des composants, l’assemblage final et la distance de transport jusqu’en France. Chaque véhicule doit obtenir un score minimal pour prétendre au bonus, favorisant
ainsi les modèles produits en Europe ou bénéficiant de chaînes logistiques plus courtes. Concrètement, certaines citadines ou compactes importées d’Asie ne sont plus éligibles, tandis que des véhicules assemblés en France ou dans l’Union européenne restent dans la liste. Avant de signer un bon de commande, il est donc indispensable de vérifier que le modèle choisi est bien « éco-scoré » et déclaré éligible au bonus écologique par le constructeur.
Autre conséquence de ce score environnemental : deux voitures affichant un prix similaire ne donneront pas droit au même niveau d’aide, voire pas d’aide du tout. Vous pouvez retrouver la liste actualisée des véhicules éligibles sur les sites officiels de l’État ou directement auprès de votre concessionnaire. Pensez à demander une mention explicite de l’éligibilité au bonus sur l’offre commerciale : en cas de doute, cette trace écrite vous servira de garantie. C’est un peu comme vérifier l’étiquette énergie d’un appareil électroménager : le détail fait la différence sur votre budget final.
Conditions de revenus et majoration du bonus pour les ménages modestes
Le montant du bonus écologique dépend aussi de votre revenu fiscal de référence (RFR) par part. En 2024, les ménages dont le RFR/part est inférieur ou égal à 15 400 € bénéficient d’un bonus renforcé pouvant atteindre 4 000 €. Au-delà de ce seuil, le bonus est réduit, voire nul pour certains profils, afin de concentrer l’effort budgétaire sur les foyers les plus modestes et sur les gros rouleurs contraints d’utiliser leur voiture au quotidien.
Si vous êtes salarié, indépendant ou en situation de mobilité contrainte (trajets domicile-travail longs, absence de transports en commun efficaces, etc.), il peut être pertinent de faire un point sur votre avis d’imposition avant de déclencher un achat. N’oubliez pas que le revenu fiscal de référence figure sur la première page de votre avis d’impôt, et qu’il est calculé pour l’ensemble du foyer. Dans certains cas, un changement de situation familiale (mariage, naissance, séparation) peut vous faire basculer dans une tranche plus favorable.
Les ménages les plus modestes peuvent par ailleurs cumuler ce bonus maximal avec d’autres dispositifs (prime à la conversion, aides locales), ce qui permet parfois de réduire de moitié, voire davantage, le coût d’acquisition d’une petite voiture électrique neuve. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est recommandé de simuler l’ensemble des aides disponibles avant même de choisir un modèle précis : vous adaptez ainsi votre budget à l’aide réelle, et non l’inverse.
Véhicules utilitaires légers électriques : spécificités du bonus professionnel
Les véhicules utilitaires légers (VUL) électriques bénéficient de règles spécifiques, particulièrement intéressantes pour les artisans, TPE/PME et professions libérales. En 2024, le bonus écologique pour un utilitaire électrique peut atteindre 6 000 €, dans la limite de 27 % du coût d’acquisition TTC du véhicule (batterie incluse le cas échéant). Le plafond de prix est plus élevé que pour une voiture particulière, afin de tenir compte du surcoût des utilitaires professionnels.
Pour être éligible, le VUL doit être neuf, 100 % électrique ou à hydrogène, et répondre à des critères de masse et d’émissions stricts. Les entreprises doivent également conserver le véhicule au moins un an et parcourir un minimum de kilométrage, sous peine de devoir rembourser tout ou partie de l’aide. En pratique, cela signifie qu’un artisan qui remplace un ancien fourgon diesel par un utilitaire électrique peut bénéficier d’un coup de pouce significatif, surtout s’il ajoute à ce bonus des aides régionales ou de sa métropole.
Les associations, collectivités et même certaines grandes entreprises peuvent aussi prétendre à ce bonus, à condition que le véhicule soit immatriculé en France et utilisé majoritairement sur le territoire. Si vous gérez une petite flotte, le gain cumulé sur plusieurs véhicules peut être conséquent. Là encore, il est judicieux de faire chiffrer précisément le montant de l’aide sur un devis détaillé, afin de comparer objectivement le coût total de possession entre thermique et électrique.
La prime à la conversion 2024 : mise à la casse et montants selon les revenus
La prime à la conversion complète le bonus écologique en vous aidant à vous débarrasser d’un véhicule ancien et polluant. Le principe est simple : vous mettez au rebut une voiture ou une camionnette Crit’Air 3 ou plus ancienne (diesel ou essence), et en échange, l’État vous verse une prime pour l’achat d’un véhicule propre. En 2024, ce dispositif reste particulièrement attractif pour les ménages modestes et les habitants des zones à faibles émissions (ZFE), même si ses conditions ont été progressivement resserrées.
Contrairement au bonus écologique, la prime à la conversion est directement liée à la destruction de votre ancien véhicule. Vous devez donc accepter de le confier à un centre agréé pour démolition, sans possibilité de le revendre ou de le conserver comme second véhicule. Cette contrainte est la contrepartie d’un soutien financier qui peut atteindre plusieurs milliers d’euros, surtout si vous optez pour une voiture électrique ou hybride rechargeable neuve ou d’occasion.
Barème de la prime selon le revenu fiscal de référence et type de véhicule
Le montant de la prime à la conversion dépend principalement de deux éléments : votre revenu fiscal de référence par part, et le type de véhicule que vous achetez (électrique, hybride rechargeable, thermique très peu émetteur). En 2024, un ménage très modeste remplaçant un vieux diesel par une voiture électrique peut obtenir jusqu’à 6 000 € de prime, en plus du bonus écologique. Pour une hybride rechargeable ou un véhicule thermique Crit’Air 1 très sobre, les montants sont plus faibles, mais restent significatifs.
Par exemple, un foyer avec un RFR/part inférieur à 15 400 € qui met à la casse une voiture Crit’Air 4 et achète une citadine électrique peut cumuler une prime de plusieurs milliers d’euros. À l’inverse, un ménage au-delà des seuils de revenus n’aura droit qu’à une prime réduite, voire aucune prime pour un véhicule non électrique. Cette logique de ciblage social vise à accompagner en priorité ceux pour qui le passage à l’électrique représente un effort financier important.
Il est essentiel de vérifier le barème en vigueur au moment de votre projet, car ces montants peuvent être ajustés en cours d’année par décret. Pensez également à conserver tous vos justificatifs (certificat de destruction, facture du nouveau véhicule, avis d’imposition) : ils vous seront demandés lors du dépôt de la demande sur la plateforme dédiée. Une erreur ou un document manquant peut retarder, voire compromettre, le versement de la prime.
Critères d’éligibilité du véhicule mis au rebut : norme euro et ancienneté
La prime à la conversion ne s’applique pas à n’importe quel véhicule ancien. Celui que vous mettez au rebut doit respecter des critères précis de norme Euro, de date de première immatriculation et de catégorie Crit’Air. En règle générale, il s’agit de voitures ou camionnettes diesel immatriculées avant 2011, ou essence avant 2006, correspondant aux vignettes Crit’Air 3, 4, 5 ou non classées. Ces véhicules sont considérés comme les plus polluants, notamment en termes d’émissions de particules fines et d’oxydes d’azote.
Le véhicule mis à la casse doit être à votre nom (ou au nom d’un membre du foyer) depuis au moins un an, assuré et en état de circuler. Il ne peut pas s’agir d’une épave immobilisée depuis longtemps ou d’un véhicule déjà destiné à la démolition. Cette exigence vise à éviter les « achats opportunistes » de vieilles voitures uniquement pour bénéficier de la prime. Vous devez ensuite le confier à un centre VHU (véhicules hors d’usage) agréé, qui vous remettra un certificat de destruction indispensable pour la demande d’aide.
Enfin, la destruction doit intervenir dans un délai limité avant ou après l’achat du nouveau véhicule, généralement quelques mois. Si vous dépassez ce délai, la demande de prime sera refusée. C’est un peu comme une offre promotionnelle avec date de validité : passé le délai, le « coupon » n’est plus valable. D’où l’importance de bien caler votre calendrier d’achat, de destruction et de dépôt de dossier.
Cumul bonus écologique et prime à la conversion : optimisation des aides
La bonne nouvelle, c’est que le bonus écologique et la prime à la conversion sont cumulables pour l’achat ou la location longue durée d’une voiture électrique ou hybride rechargeable. Pour un ménage modeste, cette combinaison peut représenter jusqu’à 10 000 € d’aides, voire davantage si l’on ajoute des dispositifs locaux. Concrètement, cela peut ramener le prix d’une petite électrique neuve au niveau d’une citadine thermique d’entrée de gamme.
Pour optimiser ce cumul, il est recommandé de procéder par étapes : vérifier d’abord votre RFR/part et votre éligibilité aux deux aides, puis sélectionner des modèles de véhicules remplissant tous les critères (prix, score environnemental, critère de masse, autonomie, etc.). Ensuite, assurez-vous que votre ancien véhicule répond bien aux conditions de la prime à la conversion et anticipez sa destruction dans les délais. Enfin, faites confirmer par le concessionnaire s’il pratique l’avance de prime, ce qui réduit immédiatement le montant à régler.
Vous vous demandez si vous pouvez déposer deux dossiers distincts pour chaque aide ? En pratique, la demande se fait souvent via une plateforme unique, mais les règles de cumul et les justificatifs restent propres à chaque dispositif. En cas de doute, n’hésitez pas à utiliser les simulateurs officiels ou à solliciter l’aide d’un conseiller en concession : une erreur de formulaire peut vous faire perdre plusieurs milliers d’euros.
Aides régionales et locales : dispositifs complémentaires par territoire
Au-delà des aides nationales, de nombreuses régions, métropoles et communes proposent des primes complémentaires pour l’achat d’une voiture électrique ou hybride rechargeable. Ces dispositifs, parfois méconnus, peuvent faire la différence sur votre budget final, surtout si vous vivez dans une zone à faibles émissions. Leur montant, leurs critères et leur durée varient toutefois fortement d’un territoire à l’autre, ce qui impose une certaine vigilance.
Ces aides locales peuvent prendre plusieurs formes : subventions directes à l’achat, aides à la location longue durée, soutien au rétrofit (conversion d’un véhicule thermique en électrique), ou encore primes pour l’installation d’une borne de recharge à domicile. Elles sont quasiment toujours cumulables avec le bonus écologique et, lorsqu’elle était encore en vigueur, la prime à la conversion. La clé consiste donc à cartographier l’ensemble des dispositifs de votre région avant de finaliser votre projet.
Île-de-france et dispositif métropole du grand paris : aides cumulables
En Île-de-France, la Métropole du Grand Paris (MGP) a mis en place le dispositif « Métropole roule propre ! », qui vise à accélérer le renouvellement du parc automobile dans et autour des zones à faibles émissions. Les particuliers qui mettent au rebut un ancien véhicule Crit’Air 3, 4, 5 ou non classé peuvent bénéficier d’une aide supplémentaire pour l’achat ou la location d’une voiture électrique, hybride rechargeable ou, sous conditions, hybride non rechargeable Crit’Air 1.
Les montants peuvent atteindre 3 000 € pour une voiture hybride et davantage pour certains modèles 100 % électriques, sous réserve de respecter des plafonds de prix et d’émissions de CO₂. Le véhicule de remplacement doit être classé Crit’Air 0 ou 1, afficher des émissions inférieures à un certain seuil, et être conservé au minimum six mois et 6 000 km. Cette contrainte évite les reventes rapides et garantit que l’aide bénéficie vraiment à la mobilité quotidienne des habitants.
Ce dispositif est cumulable avec le bonus écologique et, lorsqu’elle s’appliquait encore, avec la prime à la conversion. Pour les Franciliens, la combinaison de ces différentes aides pouvait réduire très fortement le coût d’un véhicule électrique d’entrée de gamme. Si vous résidez ou travaillez dans la MGP, pensez à vérifier votre éligibilité et à respecter les délais de dépôt de dossier, généralement fixés à six mois après la facturation du véhicule.
Régions occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et PACA : programmes spécifiques
Plusieurs régions ont développé leurs propres programmes pour encourager les véhicules électriques et hybrides rechargeables. En Occitanie, par exemple, l’éco-chèque mobilité soutient l’achat d’une voiture électrique ou hybride rechargeable d’occasion, sous conditions de revenus et de prix du véhicule. Le montant peut représenter jusqu’à 30 % du prix d’acquisition, dans la limite de 1 000 € pour les particuliers modestes, et jusqu’à 2 000 € pour certains professionnels de santé.
En Auvergne-Rhône-Alpes, différents dispositifs coexistent : aides pour l’acquisition d’utilitaires légers hydrogène ou électriques par les entreprises, fonds air véhicule pour les professionnels dans certaines vallées exposées à la pollution, ou encore soutiens à l’installation de bornes de recharge. Ces primes régionales, parfois complétées par des aides des intercommunalités (Vallée de l’Arve, Saint-Étienne Métropole, etc.), peuvent se cumuler avec les aides nationales et réduire significativement l’investissement initial pour une flotte professionnelle.
En région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), une aide ciblée sur les véhicules utilitaires propres (électriques, GNV, hydrogène) existe pour les TPE, artisans et collectivités. Les montants varient selon le poids total autorisé en charge (PTAC) du véhicule et sa motorisation, avec, par exemple, jusqu’à 6 000 € pour un utilitaire électrique de 3,5 t. Attention toutefois : ces aides régionales ne sont pas toujours cumulables avec tous les dispositifs locaux ou nationaux, d’où l’importance de bien lire les conditions de cumul avant de déposer plusieurs dossiers.
Bonus des collectivités locales : lyon, marseille, toulouse et strasbourg
Plusieurs grandes métropoles complètent ce paysage avec leurs propres aides à l’achat d’une voiture électrique ou hybride rechargeable. À Lyon, la Métropole propose des primes pour le renouvellement des véhicules particuliers et utilitaires vers des modèles Crit’Air 0 ou 1, avec des montants variables selon les revenus et le type de véhicule. Les habitants de la ZFE peuvent par ailleurs bénéficier d’aides spécifiques pour l’achat de vélos à assistance électrique, vélos-cargos ou remorques-vélos, afin de diversifier leurs modes de déplacement.
À Marseille et dans la Métropole Aix-Marseille-Provence, l’effort porte davantage sur les professionnels et les utilitaires, avec des aides pour les VUL électriques, GNV ou hydrogène, ainsi que pour les vélos-cargos. Toulouse Métropole, de son côté, a mis en place une prime à la conversion locale pour les particuliers et les professionnels, incluant les véhicules électriques, hybrides rechargeables et, sous certaines conditions, hybrides non rechargeables Crit’Air 1 et 2 pour les ménages les plus précaires.
Strasbourg et l’Eurométropole se distinguent par des dispositifs combinant aide à l’achat de véhicules propres et soutien massif au vélo (classique ou à assistance électrique). Dans tous les cas, le principe reste le même : ces bonus locaux s’ajoutent aux aides nationales, mais leurs conditions évoluent rapidement et les enveloppes budgétaires peuvent être limitées. Avant d’acheter votre voiture électrique ou hybride, un passage par le site de votre métropole ou de votre région est donc indispensable pour vérifier les aides encore disponibles.
Aides pour les véhicules hybrides rechargeables : bonus et prime restreints
Les véhicules hybrides rechargeables occupent une position intermédiaire entre les voitures 100 % électriques et les thermiques classiques. Ils combinent un moteur électrique et un moteur essence, avec une batterie rechargeable sur secteur offrant plusieurs dizaines de kilomètres d’autonomie en mode zéro émission. Sur le papier, ils semblent donc éligibles aux mêmes aides que les électriques, mais en pratique, le cadre s’est fortement resserré depuis 2023.
En 2024, le bonus écologique n’est plus accordé qu’aux voitures entièrement électriques ou à hydrogène. Les hybrides rechargeables ne bénéficient donc plus de cette aide nationale, même lorsqu’ils affichent de faibles émissions de CO₂. La prime à la conversion, lorsqu’elle existait encore pour les hybrides, était elle aussi conditionnée au classement Crit’Air 1 et à des seuils d’émissions très stricts, avec des montants moindres que pour les électriques.
Résultat : pour acheter une voiture hybride rechargeable, vous devez désormais compter essentiellement sur les aides locales (régions, métropoles, ZFE) et sur certaines solutions de financement aidé comme le microcrédit véhicules propres. La Métropole du Grand Paris, par exemple, peut encore soutenir l’acquisition d’une hybride rechargeable d’occasion Crit’Air 1 pour les ménages modestes, sous réserve de mettre au rebut un ancien véhicule très polluant. D’autres territoires, comme l’Occitanie ou le Grand Est, incluent parfois les hybrides rechargeables dans leurs programmes, mais de façon plus marginale.
Microcrédit véhicules propres et prêt à taux zéro : solutions de financement aidé
Au-delà des subventions directes, l’État et certaines collectivités ont développé des solutions de financement spécifiques pour faciliter l’accès aux véhicules électriques et, dans certains cas, hybrides rechargeables. Le microcrédit véhicules propres et le prêt à taux zéro mobilité propre s’adressent en priorité aux ménages à revenus modestes ou exclus du crédit bancaire classique. Ils permettent de lisser dans le temps le coût d’acquisition, tout en limitant les intérêts à payer.
Le microcrédit véhicules propres, distribué via des réseaux associatifs et bancaires partenaires, peut financer l’achat ou la location (LLD, LOA) d’un véhicule propre allant jusqu’à plusieurs milliers d’euros, sur une durée de plusieurs années. Il s’adresse aux personnes ayant des difficultés d’accès au crédit classique : contrats précaires, RSA, intérim, etc. Les véhicules éligibles sont principalement les voitures électriques, certains hybrides rechargeables Crit’Air 1 et les deux-roues électriques.
Le prêt à taux zéro pour véhicules propres, de son côté, est réservé aux habitants ou travailleurs des zones à faibles émissions et de leurs communes limitrophes. Il permet d’emprunter jusqu’à 30 000 € pour un achat ou 10 000 € pour une location, sans payer d’intérêts, l’État prenant en charge le coût du crédit. Pour en bénéficier, le véhicule doit répondre à des critères de faibles émissions et de prix, et le demandeur doit respecter des plafonds de revenus. C’est en quelque sorte un « coup de pouce » complémentaire au bonus écologique, particulièrement utile si vous souhaitez conserver un reste à charge faible et des mensualités maîtrisées.
Exonérations fiscales : carte grise, taxe sur les véhicules de société et stationnement
Dernier levier souvent oublié lorsqu’on calcule le coût d’une voiture électrique ou hybride rechargeable : les avantages fiscaux et les économies annexes. Dans la plupart des régions, les véhicules 100 % électriques bénéficient d’une exonération totale ou partielle de la taxe régionale sur la carte grise. Selon votre lieu de résidence, cela peut représenter plusieurs centaines d’euros économisés dès l’immatriculation. Certains départements étendent d’ailleurs cette exonération aux hybrides rechargeables très sobres.
Pour les entreprises, les véhicules électriques et, dans une moindre mesure, certains hybrides rechargeables profitent d’un régime plus favorable en matière de taxe sur les véhicules de société (TVS) ou de ses équivalents récents (taxes annuelles sur les émissions de CO₂ et de polluants atmosphériques). Les véhicules les moins émetteurs peuvent être partiellement ou totalement exonérés, ce qui réduit le coût annuel de détention d’une flotte. À l’échelle de plusieurs véhicules, l’économie cumulée devient rapidement significative.
Enfin, de nombreuses villes offrent des avantages en matière de stationnement pour les véhicules électriques : gratuité totale ou partielle, abonnements résidents à tarif réduit, accès à des zones de stationnement réservées, etc. Ces « petits plus » du quotidien, combinés à un coût d’énergie nettement inférieur à celui du carburant, contribuent à rendre la voiture électrique plus compétitive sur le long terme. Si vous hésitez encore, n’oubliez pas de comparer non seulement le prix d’achat, mais aussi l’ensemble des coûts d’usage sur plusieurs années.