Benoit Solivellas

Bonjour Monsieur Solivellas, pourriez-vous nous dire quelles sont fonctions au sein de site Cnet ?

Je suis le responsable éditorial de la rubrique Cartech, consacrées aux innovations de l’automobile : voiture connectée, environnement, nouvelles formes de mobilité.

Quelles sont à vos yeux les marques d’automobiles connectées les plus en avance à l’heure actuelle ?

Toutes les marques sont engagées de près ou de loin sur ce terrain. En matière de divertissement et de services aux conducteur, chacun avance de son côté, avec un environnement technique propre. Les regards sont actuellement tournés vers Renault et Ford qui ont opté pour une formule comparable à celle des systèmes d’exploitation des smartphones où les éditeurs d’applications sont fortement stimulés pour enrichir l’offre de services.
Du côté des systèmes de sécurité connectés, les constructeurs travaillent ensemble et les firmes allemandes semblent avoir pris une avance avec leurs recherches effectuées dans le cadre du projet SimTD.

Renault a-t-il prit une avance considérable avec son système R-Link ?

Il est encore trop tôt pour le dire. PSA – dont l’approche est différente et plus fermée – s’apprête par exemple à proposer de nouvelles applications pour rattraper son retard sur Renault. Via son système My Ford Touch, Ford arrive également avec des choses très intéressantes.

Quelles sont les applications les plus utiles pour une automobile connectée ?

Aux yeux des conducteurs, les applications les plus utiles sont celles qui permettent d’économiser de l’argent : les alertes radar ou les prix pratiqués dans les stations essence. La recherche d’adresses en ligne, les flux d’actualités ou le streaming musical sont moins demandés.

La Google Car, c’est pour quand ?

Pour aujourd’hui ! La Google Car roule et elle est même autorisée à le faire sur route ouverte, dans certains Etats américains. Mais ce n’est qu’une expérimentation, que mènent également plusieurs constructeurs automobiles et équipementiers. Quant à l’arrivée massive de voitures sans conducteur, elle ne fait aucun doute et tous les acteurs concernés semblent confiant sur une adaptation de la législation pour l’autoriser. Cette arrivée sera progressive et passera par des phases transitoires. Dans quelques mois, des systèmes d’aides à la conduite permettront à des berlines premium de série, de rouler de façon automatique, uniquement dans les embouteillages. Viendront ensuite la conduite automatique sur autoroute et dans les parkings. La voiture totalement autonome n’est pas attendue avant 2025 et la mise en place de systèmes de connexion automatique, entre véhicules et avec une infrastructure, sera une des conditions nécessaires.

Propos recueillis par Laurent Amar